J’ai toujours pensé que Noël était le pire jour pour avoir son anniversaire (si on célèbre Noël, bien sûr). Les gens sont tellement occupés avec les préparatifs des fêtes que ta journée spéciale passe inaperçue. Tu ne peux pas organiser une fête entre amis car ils sont avec leurs familles. Et, tu ne reçois pas vraiment deux fois plus de cadeaux !

Alors, quand je suis tombée enceinte, après avoir essayé pendant un an et ne portant pas trop attention à ma date d’accouchement, j’ai été très contente et soulagée que ma date  prévue était le 3 janvier.  J’ai parlé à mon petit garçon à tous les jours durant le mois de décembre en lui demandant d’attendre après Noël pour se pointer le nez. Mais avec  toutes les activités entourant les fêtes, le dîner de Noël dans le nord avec ma belle-famille, le retour le même soir pour voir ma famille, les jeux de cartes jusqu’à 3 h – et bien, je n’ai pas donné trop de chance à mon bébé d’attendre patiemment après la nouvelle année pour sortir!

Ça s’en vient !

Les contractions ont débuté avec ardeur à 5h le lendemain de Noël et venaient à toutes les deux ou trois minutes. Nous avons fait nos bagages et sommes retournés à Montréal. Je peux vous dire que les routes du Québec ne sont pas faites pour une maman en travail ! Une fois chez-nous, nous avons appelé notre accompagnante à la naissance et avons décidé d’aller à l’hôpital comme mes contractions étaient si rapprochées (contre l’avis de mon accompagnante qui nous a suggéré de rester chez nous pendant ce début du travail). J’étais tellement nerveuse car j’avais peur d’accoucher sur le plancher de ma salle de bain – comme on voit à la télé ! Je ne me rendais pas compte à quel point c’est rare que cela arrive, en particulier avec un premier bébé.

Un massage s’il-vous-plaît !

Une fois à l’hôpital, j’ai été examinée et admise et on m’a annoncé que j’étais dilatée à 3 cm. J’étais un peu déçue car je croyais avoir fait plus de chemin que ça. Je me souviens d’avoir pensé qu’on aurait dû écouter notre doula et rester chez-nous un peu plus longtemps !

J’ai travaillé silencieusement, endurant les contractions qui s’intensifiaient en longueur et en douleur. J’avais une excellente équipe autour de moi pour m’appuyer, incluant mon bienveillant mari, notre sympathique infirmière et notre accompagnante dévouée. Sans eux, le tout aurait été tellement plus difficile, j’en suis certaine ! Pour m’aider à soulager la douleur, j’ai eu droit à beaucoup de massages et ils ont appliqué des compresses chaudes sur mon dos et dans le bas de mon abdomen, entre autres.  J’ai également passé beaucoup de temps dans le bain, ce qui m’a permis de me reposer et de relaxer mon corps qui n’arrêtait pas de travailler. Je crois que si j’avais pu, j’aurais accouché là-dedans !

À un moment donné, j’étais couchée sur le côté, dans ma bulle, en train d’empoigner très fort la main de mon mari pendant chaque contraction. Après un certain temps, j’ai ouvert mes yeux et j’ai vu ma pauvre accompagnante – une jeune femme toute menue – faisant une grimace de douleur en frottant sa main, sans dire un mot. Oups ! Désolée !

Après six heures de travail, j’avais enfin dilaté à 6 cm lorsque mon médecin m’a suggéré de rompre les membranes. Apparemment, j’avais beaucoup de liquide amniotique et le bébé ne pouvait pas descendre. À ce point-ci, je voulais que l’accouchement avance, alors j’ai accepté. Dans l’espace de quelques minutes, j’ai passé de 6 cm à 9 cm et je pouvais sentir le bébé descendre ! Quel sentiment étrange !

La poussée… ah, la poussée

Personne, ni ma mère ni mes amies, ne m’avait dit à quel point c’était difficile de pousser !  Et que dire du ‘cercle de feu’ ??  J’ai trouvé que l’étape de la poussée était de loin la plus ardue et je suis contente de ne pas en avoir trop de souvenirs. J’ai poussé sur le côté car j’ai trouvé que ça me faisait beaucoup moins mal que sur le dos. Et le réflexe d’éjection était très puissant – à un certain moment, l’infirmière m’a dit de baisser ma jambe, mais je sentais la tête du bébé juste et je ne voulais que pousser ! Après ce qui m’a semblé être des heures (mais en réalité ce n’était que 90 minutes), j’ai pu toucher la tête de mon fils, et après quelques longues poussées, il était enfin né, douze heures après la première contraction.

Je te connais!

Ils ont placé mon bébé sur moi. Je ne portais plus d’attention à rien d’autre. J’ai pleuré des larmes de joie, de soulagement, d’amour. Il m’a regardé dans les yeux, calme et silencieux. Je l’ai regardé à mon tour. On se connaissait ! On avait attendu des mois pour se rencontrer et le moment était enfin venu. C’est un moment extraordinaire quand tu réalises que ta vie va changer pour toujours.

Les heures qui ont suivi ont été une merveilleuse vague d’adrénaline et d’ocytocine. Je me souviens avoir appelé ma mère. Les larmes coulaient sur mes joues et j’ai réussi à dire entre deux sanglots : ‘Je suis une MAMAN !’ On a pleuré ensemble.

Le plus beau cadeau du monde

Nous l’avons appelé Tristan. Notre magnifique petit garçon. Il était – et est toujours – parfait.

En fin de compte, je n’ai pas eu un bébé de Noël, mais plutôt un bébé du Boxing Day. Un jour il m’haïra pour cela sans doute ! Et depuis, nos Noëls n’ont jamais été comme avant….d’autant plus que bébé #3 est né un 28 décembre ! Mais ça c’est une autre histoire que je garderai pour un autre jour.

La fin…du début ! 

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